Star du 3 JUIN 2011:Stéphane MARCHAND "Maelstrom"

Pour la réouverture du site, nous sommes allés questionner Stéphane MARCHAND, auteur du polar "MAELSTRÖM" chez Flammarion. Suite au petit buzz du book, la rédac voulait en savoir plus sur cet auteur qui va faire beaucoup de bruit. Enquête.


1°)Bonjour Stéphane MARCHAND, vous faites le buzz avec "Maelström" aux éditions Flammarion; avant tout, pouvons-nous revenir sur vos débuts, votre enfance?

http://starduweek.centerblog.net/6220540-Star-du-30-JUIN-2011-Stephane-MARCHAND-Maelstrom- http://starduweek.centerblog.net/6220540-Star-du-30-JUIN-2011-Stephane-MARCHAND-Maelstrom-

Mon enfance fut des plus heureuses. J’ai grandi dans la musique, parmi les livres et des affiches représentant des toiles de Nicolas de Staël, Miro, Soulages ou Viera da Silva.. Et très tôt, assez naturellement, j’ai su que l’écriture et la peinture me prendraient dans leurs filets. Tout cet univers me paraissait plutôt magique. C’est au cours de cette période de ma vie que mille rêves se sont dessinés dans ma petite tête. Aujourd’hui, je suis un homme qui a protégé ses rêves d’enfant. Et, contre vents et marées, je les réalise peu à peu. 
 
 

2°) Vos premières expériences avec le texte?

Star du 3 JUIN 2011:Stéphane MARCHAND "Maelstrom"
Sans parler des premières lettres d’amour aux jeunes femmes désirées, sans parler de mes parents qui m’ont toujours soutenu, sans parler de Jean Giono, d’Albert Camus, de John Irving, d’Alfred Döblin, de René Char et Saint-John Perse parmi tant d’autres, trois rencontres ont marqué mes débuts en littérature : François Nourissier, Nicolas Bréhal et Simone Gallimard. L’un m’a un jour téléphoné pour m’enjoindre de continuer après avoir lu une des mes nouvelles. Un an plus tard, les deux autres ont publié mon premier roman, « La partition du voyageur », en 1989. Tous les trois ne sont plus de ce monde mais je pense souvent à eux et m’efforce chaque jour d’être à la hauteur de leurs espérances d’alors. Plus prosaïquement, j’ai commencé par le journalisme (Figaro, JDD, Air France Madame) et l’écriture de textes sur la musique, mais j’ai très vite réalisé que je ne concevais pas l’écriture avec des contraintes extérieures. Ecrire des histoires, mes histoires, m’est apparu comme la seule possibilité d’être totalement libre, dégagé du respect des directives et autres règlements fixés par telle ou telle rédaction. Je n’ai jamais aimé l’école et j’ai toujours refusé d’être dirigé.

3°) Une journée d'écriture classique pour vous ?

Ce serait plutôt une nuit. J’ai toujours adoré écrire la nuit, seul dans le silence, à veiller sur les autres en leur préparant des surprises, avec cette sensation d’être une sorte de petit « maître du monde ». Et puis, c’est aussi l’occasion de goûter un bon whisky en fumant des cigarettes. Depuis que je suis papa de deux petits mecs sublimes, les choses ont un peu changé. Les horaires que j’avais toujours ignorés me sont « tombés » dessus ! Entre mes différents « devoirs » de père, j’écris donc plutôt du matin au soir, sans compter mes heures, je prends des notes, je navigue sur Google Earth (j’ai peur en avion !) pour découvrir les rues, les cafés et les lieux insolites des pays lointains où se tissent mes intrigues. Il m’arrive cependant de retrouver les sensations d’antan en m’octroyant quelques nuits blanches à réinventer le monde, pendant que tout le monde dort. J’ai un peu de mal à assurer le lendemain, mais bon…

4°) Quels thèmes vous inspirent le plus?

L’amitié, l’amour, le désir, la solitude, la souffrance, la mémoire, la vengeance, les liens du sang et la rédemption sont les principaux thèmes abordés dans « Maelström ». Vaste programme ! Pour parodier Claude Sautet, j’aurais tendance à répondre qu’en définitive les thèmes qui me sont chers se résument à toutes ces petites choses de la vie qui font qu’elle vaut la peine d’être vécue. 

5°) Avez-vous appris à être plus terrifiant dans l'écriture, plus surprenant au fil des pages?

En dehors du talent que l’on possède ou non, de ce don qui peut vous permettre de faire rêver ou frissonner les autres, je pense que le travail est en effet une donnée primordiale. Au fil des pages, l’esprit s’échauffe. C’est comme un sport, il faut s’entraîner. C’est encore plus flagrant dans le cas d’un thriller qui réclame une véritable mécanique de précision pour fonctionner à plein régime. Je pense aux séries du genre « Dexter » ou « Californication », et je me sens très proche de tels univers. Pour « Maelström », je m’étais fixé deux objectifs, à savoir garder le rythme et offrir au lecteur un dénouement impossible à imaginer. Laisser à penser que tout est terminé quand vous préparez des surprises jusqu’à la dernière ligne me semble essentiel dans ce genre de littérature. C’est tout du moins ce que j’attends en tant que lecteur : être embarqué et toujours étonné, jusqu’à la fin. Je me suis donc employé à faire monter la tension au fil des pages, à être plus terrifiant et surprenant, sans pour autant céder à la facilité de la violence gratuite. Je tenais plus que tout à ce que le lecteur puisse se dire « ça pourrait très se produire dans la réalité ». J’espère y être arrivé ! Avant même d’être déclaré « livre de l’année » ou quoi que ce soit d’autre, je pense déjà que tout est gagné quand on vous annonce que votre livre est un « page turner ».

6°) Comment Flammarion vous a déniché?

Plutôt que d’adresser un manuscrit type aux éditeurs, je suis allé voir un imprimeur avec un PDF, il en a tiré quelques exemplaires format « best-seller » avec couverture et quatrième de couverture. Comme un vrai livre ! Chez Flammarion, Teresa Cremisi a remarqué l’objet au milieu des autres manuscrits, elle a demandé à Patrice Hoffmann, mon directeur littéraire, de se pencher sur mon cas. « Maelström » est passé en comité de lecture pour être finalement accepté à l’unanimité et nous avons signé un contrat. Seule déception : un à-valoir sur mes droits d’auteur « légèrement » moins important que celui de Michel Houellebecq, alors que je suis quand même beaucoup plus drôle et sympathique que lui ! Voilà l’objet d’un futur buzz !

7°) Un petit résumé de Maelstrom pour nous mettre en appétit?

Un homme profondément blessé par la vie décide un jour de tout mettre en œuvre pour panser ses plaies. Il prend un nom de guerre : le Maestro. Dès lors, de la Californie à la Pennsylvanie, il va entraîner les différents personnages de cette histoire dans un irrésistible maelström. A ceux qui désirent en savoir plus, je conseille vivement d’aller naviguer sur le site www.maelstrom-lelivre.com superbement designé par Philippe Chapot du 400, une société basée en Corrèze et spécialisée dans la communication multimédias. Vous pourrez également y découvrir la bande-annonce de « Maelström » réalisée par Pierre Magnol et Olivier Martineau pour la partie sound motion, et Fred Devanlay pour le sound design. J’ose affirmer qu’il s’agit d’une petite bombe, alors n’oubliez pas de monter le son et… ENJOY !!! Nous l’avons créée pour le buzz et pour le plaisir. Cela devrait vous procurer un avant-goût de ce que donnerait l’adaptation du livre au cinéma… 

8°) Y-aura-t-il une suite ?

A priori, pas de suite prévue. Mais il n’est pas impossible que l’on retrouve certains personnages de « Maelström » dans mon prochain thriller. Et on apercevra certainement la fameuse Porsche 3,2 l gris anthracite que conduit Harold Irving dans les rues de San Francisco. C’est la voiture de mes rêves, elle m’accompagne partout où je vais…

9°) Quand A.L. DOUZET (Saga "La Porte" et "Les 13 crimes de Théodem Falls) nous a vanté votre livre il vous a présenté comme un grand ami ...Que pensez-vous de son succès depuis 3 ans? ¨Êtes-vous vraiment amis ?

Star du 3 JUIN 2011:Stéphane MARCHAND "Maelstrom"
Aïe ! La question piège… et le moment de vérité ! Soyons honnêtes : nous ne nous sommes encore jamais rencontrés ! Nous avons une connaissance commune qui n’est autre que Jean-Claude Dreyfus avec qui je dois réaliser un court-métrage. Il se trouve qu’Anthony Luc Douzet m’a très récemment adressé un message plutôt enthousiaste pour me proposer d’écrire un livre à quatre mains. Une opération Boileau-Narcejac, en somme !

Nous devons donc nous rencontrer pour en parler sérieusement et j’ai dans l’idée qu’on risque de bien s’entendre. Quant au succès de Mister A.L. Douzet, il me semble amplement mérité. L’animal est combatif, imaginatif, sympathique, qui plus est généreux et assez culotté puisqu’il n’a pas hésité à me présenter comme un grand ami pour que je sois éventuellement consacré « Starduweek » sur votre site ! Je n’ai donc qu’un mot à dire : respect !

10°)Quels sont vos projets d'écriture pour les années à venir M. Marchand ?

En dehors d’expositions de peintures en préparation pour la Belgique et l’Angleterre, mon prochain thriller est en cours d’écriture, ainsi qu’une trilogie sur le destin d’un enfant-vampire. Et le fameux projet en collaboration avec Anthony Luc Douzet. En tant que parolier, je nourris ce fantasme de l’accord parfait avec une ou un interprète, un accord majeur du genre Fauque-Bashung, mais c’est une autre affaire !

11°)A qui passez-vous le "droit"d'avoir son Starduweek?

11) A Anthony Luc Douzet, par exemple ! (ndlr: déjà invité sur SDW pour la saga La Porte ). Plus sérieusement, j’ai quelques noms à vous proposer. Je pense à Sonia Delzongle et Tonie Behar, deux femmes qui écrivent des livres, à Isabelle Noérie et Carine Jaussaint, deux comédiennes qui le méritent, et bien évidemment a toute l’équipe qui a gravité autour de la bande-annonce et du site de « Maelström ». J’en oublie certainement, mais cela constitue déjà une belle brochette !

12°) Votre citation ou phrase culte?

12) Quand j’entends le mot culte, je pense à « Songs In The Key Of Life » de Stevie Wonder et je pense à Steve Mac Queen et Faye Dunaway dans « L’affaire Thomas Crown » dont la fameuse partie d’échecs est un pur moment de bonheur et d’érotisme. Il y a aussi le si beau couple formé par Michel Piccoli et Romy Schneider dans « Les choses de la vie ». Quoi qu’il en soit, il y a toujours la musique, les voix et les regards. Quelque chose qui passe, qu’on n’oublie jamais… et qui devient par conséquent cultissime ! Je ne suis pas un adepte des citations, mais deux phrases m’accompagnent cependant depuis longtemps déjà : l’une est du regretté Amedeo Modigliani qui écrivait « Ton devoir réel est de sauver ton rêve », et l’autre de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque, à te regarder ils s’habitueront » Tout est dit, il me semble ! Et je m’efforce d’y coller…

13°) Un mot pour nos lecteurs?

13) Aux lecteurs, je souhaite un « maelström » de bonheur et de frissons. Au plaisir de vous rencontrer un jour, sur un salon ou ailleurs, pour une dédicace ou pour échanger quelques mots. J’en profite également pour remercier vraiment fort toutes celles et tous ceux qui ont déjà lu « Maelström ». Et j’espère que de nombreux autres lecteurs imiteront ce mode opératoire ! En attendant le film un jour, c’est à vous, chers serial lecteurs, de tourner mes pages. Merci d’avance et à plus tard dans la vie…

CULTISSIME !

POLAR A GLACER LE SANG! Rythme soutenu, intrigue effrayante et lecteur pris maintes fois à revers. Si vous cherchez un page turner dans la veine d'un Chattam ou d'un Douzet, n'hésitez pas ! Il y a un nouveau venu sur le ring, et il se nomme STEPHANE MARCHAND. Vite, la suite ! 
Star du 3 JUIN 2011:Stéphane MARCHAND "Maelstrom"




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