Maelström de Stéphane Marchand - Je suis venu vous dire que vous allez mourir - Flammarion
Maelström le Livre





Livresque-du-noir.fr - Pitch d'Auteur

Le pitch ! Vous désirez sans doute le pitch deMaelström ? Bon d’accord, et après ça je vous confie quelques secrets, de ces petites choses de la vie et des infimes détails qui en font le sel. Cela me précisera un peu à vos yeux sans pour autant me formater !


Le pitch du thriller donc : un homme ravagé tant moralement que physiquement par la vie décide de tout mettre en œuvre pour cicatriser enfin ses plaies. Il prend un nom de guerre : Le Maestro. De la Californie à la Pennsylvanie, il va alors entraîner plusieurs personnes dans un véritable maelström. Il a tout prévu, tout planifié, anticipé la moindre de vos réactions…

Voilà pour le pitch qui annonce plutôt clairement qu’un homme en souffrance va partir en guerre et bouleverser l’avenir de différents personnages. En allant plus loin, j’ai envie de vous confier que Maelström est un thriller où j’aborde différents thèmes tels l’importance des liens du sang, la mémoire, l’amour, la haine et la rédemption. J’ai voulu un roman rythmé, avec un genre de triple dénouement, comme une fin impossible à deviner. Même si c’est à vous d’en juger, j’ai la prétention d’y être parvenu, mais il faut dire que j’ai beaucoup travaillé pour ça ! L’écriture d’un thriller réclame des qualités proches de celles d’un mécanicien spécialisé, du style de ceux qui travaillent chez Ferrari ! Je veux dire par là qu’il faut être précis, ne rien oublier, polir chaque élément à la main, bien huiler et assembler chaque pièce de ce qui constituera en bout de course le puzzle complet d’un moteur performant. Une pièce égarée, un boulon mal serré et c’est la sortie de route. Or, plus il y a de personnages, de décors, de situations ou d’histoires parallèles, plus ça devient délicat de tout emboîter. Ensuite, c’est un peu comme des plans au cinéma, tout est dans la justesse et la finesse du montage. Même si l’image est superbe et les acteurs brillants, des séquences de film mal agencées avec une bande son qui ne serait pas calée sur les effets n’atteindront pas leur but.

A ce propos, les premières lignes de Maelström étaient rédigées sous forme de scénario, avec les indications de circonstance. J’avais en tête California Street sous une pluie battante (depuis toujours, j’adore la pluie, dans les films ou les romans), un homme au crâne fracassé pendu par les pieds à un élastique ventousé au sommet de la Bank of America, une scène de crime en somme, avec en fond sonore le In Paradisum du Requiem de Fauré. C’est d’ailleurs sous l’apparence d’un script que certains détails apparaissent au Maestro à la fin du chapitre 3 de Maelström, tandis qu’il enregistre en retrait la scène de crime sur sa mini-DV. Et puis le scénario s’est peu à peu « métamorphosé » en roman. Je revenais déjà inconsciemment à mes premières amours : l’écriture. J’avais en effet publié quelques romans dans les années 90 et j’avais tout arrêté du jour au lendemain pour me consacrer à la peinture, exposant alors pendant quinze ans en France et à l’étranger. Et puis voilà, les démons ont fini par me rattraper. Je me suis laissé faire tout au long de ces deux dernières années, travaillant sans relâche sous leurs ordres sans appel, peaufinant Maelström au fil des saisons, de toutes mes forces et de tout mon cœur, jusqu’à ce que Flammarions’intéresse au manuscrit.

Comme beaucoup, j’ai lu Stephen King, James Ellroy et très récemment le talentueux R.J. Ellory dont j’ai adoré Seul le silence. Sans oublier quelques auteurs comme Thilliez, Loevenbruck ou Chattam. Mais c’est surtout le cinéma qui m’a toujours influencé.
Je suis admiratif de la construction des séries américaines comme Dexter ou Californication. Ainsi le rythme de Maelström s’est en partie calqué sur l’efficacité de ces petits bijoux. Chapitres courts, rythme enlevé (sans négliger pour autant l’exposition des personnages), chassés-croisés et ambiances musicales (importance de la musique dans Maelström et dans ma vie) pour créer la bande-son du roman (vous pourrez l’écouter sur le player demaelstrom-lelivre.com )

Si certains éléments du décor sont légèrement fantasmés, comme vus au travers de filtres pour étalonner les couleurs, j’ai voulu d’une intrigue qui tienne la route en matière de crédibilité, pour que le lecteur se dise « ça pourrait bien arriver, il n’y a rien d’invraisemblable ». Je ne suis pas adepte des polars où ça canarde dans tous les sens, avec des balles qui sifflent, des douilles qui ricochent et des morceaux de plâtre qui tombent par paquets, avec des héros qui savent tout faire sans jamais mourir et des scènes gratuites juste destinées à faire frissonner et qui tournent parfois au grotesque sans réellement faire avancer le récit. Cela dit, si la violence est nécessaire pour construire l’histoire, pour la servir ou pour la justifier, alors il faut se laisser aller. Ce que je n’ai pas manqué de faire dans ce thriller, croyez-le bien.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour les personnages de Maelström.
L’amour et l’espoir ont bien du mal à se maintenir à flot dans cet univers où le sexe, la violence, la solitude et le désespoir semblent vouloir engloutir Harold Irving, Dexter Borden, Franny Chopman et Katsumi Aikawa, les personnages principaux de Maelström.

Dès le début, les choses sont claires, en témoigne le message inscrit en lettres de sang sur une cloison de la maison de Harold Irving, à Twin Peaks : « Je suis venu vous dire que vous allez mourir. Signé : Le Maestro »
J’espère qu’un beau jour quelqu’un décidera d’acheter les droits de Maelström pour une adaptation au cinéma et ainsi la boucle sera bouclée. Pour patienter, vous pouvez déjà naviguer sur maelstrom-lelivre.com  et visionner la bande-annonce du livre réalisée par une équipe de spécialistes en Motion Design. J’ai pris un plaisir immense à participer au tournage, avec la sensation étrange qu’il s’agissait d’une sorte de répétition du film qui se fera un jour.
Mais pour l’instant, chers serial lecteurs, c’est à vous de tourner mes pages !
Je vous remercie de me suivre dans cette aventure et vous souhaite un maelström de plaisir et de frissons, entre San Francisco et la Pennsylvanie.

Une dernière chose : n’ayez pas peur, ceux qui me lisent ne peuvent pas mourir…
Bonne lecture et à plus tard dans la vie…

PS : Je remercie infiniment la géniale équipe du 400, basée en Corrèze, preuve qu’on peut abattre du très très beau travail ailleurs que dans les grandes capitales du monde. Et donc, merci à Olivier Martineau et Pierre Magnol, les co-réalisateurs du trailer de Maelström, Fred Devanlay alias Mister Sound Design, Philippe Chapot, créateur du site maelstrom-lelivre.com  et Luc Lebec, le Maestro qui apparaît dans la bande-annonce.





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